À la puberté, un grand nombre de jeunes filles vivent un désengagement vis-à-vis l’activité physique et sportive. Plusieurs barrières, notamment l'offre d'activités peu adaptée aux besoins et aux intérêts des adolescentes, peuvent freiner leur désir ou leur motivation à bouger. Ainsi, au terme du secondaire, 9 filles sur 10 ne répondent pas aux normes canadiennes en matière d’activité physique1.

Les expériences négatives vécues lors d’activités physiques pendant lesquelles une jeune fille s’est sentie inadéquate, jugée ou discriminée peuvent teinter toute l’expérience future de cette jeune fille en contexte sportif. D’ailleurs, à cet âge où le corps se transforme, les relations entre les filles et les garçons peuvent devenir plus complexes et certaines jeunes filles vont fuir les occasions de pratique sportive pendant lesquelles elles devront bouger devant les garçons, surtout si elles ne sentent pas que leurs habiletés sont mises en valeur.

S’ajoute à ces éléments, une problématique de décrochage sportif plus marquée chez les filles que chez les garçons. Les chiffres ci-dessous parlent d’eux-mêmes.

Filles et activité physique : État de la situation au Québec
En 2011, l’Avis scientifique de Kino-Québec intitulé L’activité physique, le sport et les jeunes – Savoir et agir faisait état du décalage qui existe entre la pratique d’activité physique des jeunes filles et des jeunes garçons2. Les résultats d’enquêtes québécoises publiés en 2015 révélaient qu’entre 6 et 11 ans, deux garçons sur trois (65 %) sont considérés comme étant suffisamment actifs, alors que les filles du même âge sont seulement une sur deux (52 %) à l’être3. Cet écart se maintient à l’adolescence, si bien qu’entre 12 et 17 ans, elles sont maintenant seulement une sur trois (33 %) à être actives, alors que cette proportion est de un sur deux (49 %) chez les garçons4.

Ce désengagement des jeunes filles vis-à-vis la pratique d’activité physique au moment du passage à la puberté n’est pas typique au Québec. Cette tendance s’observe dans la plupart des pays industrialisés5. Toutefois, alors que les jeunes Québécois de 6 à 17 ans présentent un niveau d’activité physique similaire à celui de leurs pairs du reste du pays, les jeunes Québécoises, quant à elles, sont moins actives que les jeunes Canadiennes du même âge6.

Fillactive pour renverser cette tendance
Cette situation déjà présente depuis un bon nombre d’années a mené Fillactive à proposer une offre d’activités adaptée aux besoins et aux intérêts des jeunes Canadiennes afin de les guider vers un mode de vie sain et actif.

En partenariat avec les écoles, Fillactive offre des expériences sécuritaires et valorisantes d’activités physiques entre filles, sans égards à leurs habiletés. Guidées par des professionnels bienveillants avec lesquels elles développent une relation de confiance, les jeunes filles peuvent s’épanouir et vivre une expérience de qualité en lien avec l’activité physique, ce qui contribue grandement à ce qu’elles deviennent actives pour la vie.

Note : Les grandes lignes de ce présent article sont tirées d’un article paru dans l’Observatoire québécois du loisir.

1 Statistique Canada. Pourcentages de participants suivant les recommandations de temps précises des Directives en matière de mouvements sur 24 heures pour les enfants et les jeunes, selon le sexe et le groupe d’âge, population à domicile âgée de 5 à 17 ans, Canada, 2009 à 2011 et 2012 à 2013 combinées. www150.statcan.gc.ca/n1/pub/82-003-x/2017010/article/54875/tbl/tbl02-fra.htm
2 Comité scientifique de Kino-Québec (2011) L’activité physique, le sport et les jeunes – Savoir et agir. Secrétariat au loisir et au sport, Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Gouvernement du Québec. Avis rédigé sous la coordination de Gaston Godin, Ph.D., Suzanne Laberge, Ph.D., et François Trudeau, Ph.D., 104 p.
3 Nolin, B. Niveau d’activité physique de la population québécoise : pas d’amélioration depuis 2005, Bureau d’information et d’études en santé des populations, Institut national de santé publique du Québec, 2015.
4 Nolin, B. Niveau d’activité physique de la population québécoise : pas d’amélioration depuis 2005, Bureau d’information et d’études en santé des populations, Institut national de santé publique du Québec, 2015.
5 Cooper et coll. Objectively measured physical activity and sedentary time in youth: the International children’s accelerometry database (ICAD). International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity (2015) 12:113.
6 Nolin, B. Niveau d’activité physique de la population québécoise : pas d’amélioration depuis 2005, Bureau d’information et d’études en santé des populations, Institut national de santé publique du Québec, 2015.

Offre Fillactive